LES PREAUX

par Sandrine GODARD

Les deux préaux étaient au rez-de-chaussée : un à droite, donnant sur la cour des filles et un à gauche, sur la cour des garçons. Maintenant il n’y a qu’un seul préau, à un autre endroit, qui donne sur l’ancienne cour des filles. On entrait dans l’école des filles, ou dans l’école des garçons, par le préau.

C’était une très grande pièce où les enfants pouvaient s’abriter quand il faisait froid, quand il pleuvait ou lorsque l’un d’entre eux était malade. Chaque préau était très long et d’une grande profondeur. Ils étaient suffisamment larges pour donner de l’air et de la lumière car, comme on le pensait à l’époque, cela permettait de contribuer au bien-être des enfants.
De l’entrée de l’école, on pouvait voir le grand escalier pour monter au premier étage et sur la gauche, se trouvaient des lavabos pour que les enfants se lavent les mains avant de rentrer dans les classes.

L’éducation à l’hygiène et à la santé était importante dans les années 30 parce qu’il y avait beaucoup de maladies graves comme la tuberculose. C’est pour cette raison qu’il existait aussi dans l’école un cabinet médical et un sanatorium. Avant d’entrer en classe, les enfants devaient se laver les mains et tous les mois il fallait passer la visite médicale avec le docteur.
Aujourd’hui à la place des préaux, il y a le bureau du Conseiller Principal d’éducation, la vie scolaire et les salles de permanence.

Kounadi et Farima
Minechera, Wiktoria et Abdelkarim (UPEAA)

Photos MUS de Suresnes
Ecole primaire Aristide Briand de la cité-jardins (actuel Collège Henri Sellier) –
Vue intérieure du préau. © MUS Suresnes
Ecole primaire Aristide briand de la cite-jardin (actuel collège henri sellier) - vue intérieure du préau © MUS Suresnes